La fracture de fatigue, ou fracture de stress, peut survenir après une activité physique trop intense ou trop répétitive. Quels en sont les symptômes et comment l’éviter ? On vous dit tout ce qu’il faut savoir pour réduire le risque.

Qu’est-ce que la fracture de fatigue ?

Tout d’abord, rappelons que la fracture de fatigue n’est pas une blessure anodine : il s’agit d’une fine fracture d’un os. Attention, il n’est pas nécessaire d’avoir un os ostéoporotique pour risquer la fracture de fatigue ! Au contraire, elle survient sur les os sains et chez des personnes en excellente condition physique (et même chez les sportifs les plus aguerris). De plus, elle peut concerner n’importe qui, à tout âge : l’homme de 60 ans qui décide de passer sans transition d’une vie de sédentaire, assis derrière son bureau, à une vie de sportif ; la femme d’affaires qui jongle entre son travail, ses enfants et l’entretien de son foyer… A ne pas prendre à la légère, donc, surtout qu’il s’agit d’une blessure assez fréquente.

Quels en sont les symptômes ?

Une fracture de fatigue se manifeste avant tout par une douleur très localisée au niveau de l’os concerné, surtout lorsqu’il supporte votre poids. Parfois, la douleur est accompagnée d’un œdème, plus ou moins important selon la gravité de la fracture. Il est difficile de diagnostiquer une fracture de fatigue : la fissure étant très fine, elle peut passer inaperçue à la radiographie, du moins au début (soit précisément au moment où il faut agir !). Il faut alors recourir à d’autres méthodes telles que l’IRM, la scintigraphie osseuse ou le scanner.

Comment la traiter ?

Le maître-mot est le repos. Éviter de s’appuyer sur l’os atteint lorsque l’on marche (si possible avec l’aide de béquilles), et ce, pendant une durée de 45 jours, permettra à l’os de se reconsolider. Vous n’avez pas besoin de porter un plâtre ou des bandages. Il faut également traiter l’œdème pour limiter la douleur : gel anti-inflammatoire, séances de kiné… En général, il faut environ trois mois à l’os pour se reconsolider entièrement.

Comment l’éviter ?

La fracture de fatigue peut survenir lors d’une grande fatigue musculaire, car les muscles sont trop fatigués pour absorber les chocs : si vous vous sentez fatigué, toute activité physique est donc à proscrire ! Gardez en tête qu’il faut connaître vos limites. De même, si vous avez déjà eu une fracture de fatigue, vous aurez plus de chance d’en avoir une à nouveau, ne jouez pas avec le feu !

Dans le cas où elle est due à un stress répété, il est parfois difficile de l’éviter, car le stress ne se contrôle pas. Si vous sentez que votre organisme est malmené par un stress intense, prenez des compléments alimentaires aidant au développement des os (calcium et vitamine D). Et bien évidemment, luttez contre le stress : il existe diverses techniques qui ont plus ou moins fait leurs preuves, entre autres, la méditation, écouter de la musique, marcher, déconnecter…

D’une manière générale, il est impératif de porter de bonnes chaussures lorsque vous pratiquez une activité physique et d’éviter le surentraînement sans être encadré par un coach sportif. Une alimentation saine (mangez vos produits laitiers !) et une activité physique variée, pour limiter la répétition des microtraumatismes sur un seul endroit, sont également à privilégier.

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